Note de conjoncture : Évolution du prix des périodiques en 2021

Publié le 26-10-2020 dans la section Santé-Médecine Bibliothèques

La note de conjoncture d’EBSCO Information Services (EBSCO) sur le prix des périodiques en 2021 est désormais disponible. Vous y retrouverez les projections de prix qui vous aideront à établir vos budgets pour 2021 ainsi que des informations qui vous permettront, entre autres, de mieux appréhender l’impact de la pandémie de COVID-19 sur le budget des bibliothèques.

Chaque année, afin de vous aider à établir vos budgets pour la saison à venir, EBSCO conduit une étude auprès d’un large panel d’éditeurs, en analyse les résultats en les comparant à l’évolution des tarifs constatée au cours des années précédentes et vous présente les projections de prix qui en résultent. Compte tenu des informations que nous détenons au moment de la rédaction de cette note de conjoncture, hors impact des taux de change, les augmentations 2021 des tarifs éditeurs devraient se situer entre 2% et 3% pour les revues imprimées et entre 0% et 2% pour les bouquets de revues électroniques. Les bases de données, pour leur part, devraient augmenter de 3 à 5%.

Afin de produire un rapport circonstancié, la note de conjoncture d’EBSCO examine également la dynamique du marché et met en évidence les sujets et tendances qui ont un impact sur le secteur de l’information scientifique. Cette année, cette analyse inclut les conséquences de la crise du COVID-19 sur l’évolution des tarifs, les questions que posent les bouquets de revues électroniques, le libre accès (OA), l’utilisation croissante des ressources en ligne ou encore les difficultés budgétaires auxquelles pourraient être confrontées les bibliothèques.

Impact du COVID-19 sur les prix

Après avoir essuyé la crise de 2008 et connu des difficultés économiques plus ou moins marquées au cours des années qui ont suivi, les bibliothèques du monde entier se préparent potentiellement à une nouvelle vague de réductions budgétaires, directement dues au ralentissement économique entrainé par la pandémie de COVID-19.

Dans ces conditions, de nombreux éditeurs reconduisent leurs tarifs à l’identique ou appliquent les taux d’augmentation annuelle les plus faibles de leur histoire. Malgré cela, dans le contexte budgétaire actuel, toute augmentation de prix, quelle qu’elle soit, représente une décision d’achat inexorablement difficile pour les bibliothécaires.

Augmentation historique de l’utilisation des ressources électroniques

Alors que la transition du papier vers l’électronique est en cours depuis plus de deux décennies, les bouleversements dus au nouveau coronavirus ont entrainé une accélération sans précédent de ce processus à travers le monde - reléguant globalement, du jour au lendemain, les collections papier au second plan. Désormais, on voit la stratégie de réduction budgétaire - qui consiste à remplacer les formats papier + « e » par des contenus purement électroniques - prendre de plus en plus d’importance.

Bouquets de revues électroniques : mieux en comprendre l’utilisation pour mieux développer la collection de la bibliothèque

En période de pression budgétaire, les bouquets de revues électroniques font également partie des leviers actionnés par les bibliothécaires pour réaliser des économies. Pouvoir évaluer de manière fiable l’utilisation, la valeur et la qualité de ces contenus par rapport à leur prix devient une nécessité. Les professionnels de l’information utilisent ces informations pour prendre des décisions de renouvellement et notamment pour évaluer le coût des titres qui composent ces bouquets par rapport à leur utilisation effective. En raison de réductions budgétaires importantes, pour contourner l’écueil des nombreuses revues électroniques inutilisées dans les bouquets qu’ils proposent aux utilisateurs, un nombre croissant de bibliothécaires cherche à revenir à l’abonnement au titre à titre, en privilégiant les revues électroniques les plus utilisées au sein de leur établissement.

Augmentation de la production de contenus en libre accès pendant la pandémie : une aubaine ou un frein ?

Bien que la pandémie de COVID-19 ait accru le besoin et l’attrait concernant la recherche ouverte et le libre accès (OA), les conséquences économiques de la pandémie rendent les progrès difficiles et lents. Le libre accès repose sur l’idée que la connaissance doit être librement partagée. Pour autant, la mise en œuvre et le soutien à de tels efforts ont un coût.

En raison de la forte mobilisation en faveur de la recherche d’un vaccin contre le nouveau coronavirus et de l’importance qu’il y a à pouvoir accéder rapidement aux informations scientifiques sur le sujet, de nombreux éditeurs ont temporairement décidé de rendre librement accessibles au public leurs contenus sur le COVID-19.

Aujourd’hui, le nombre d’articles produits traitant de ce sujet est écrasant et difficile à gérer pour certaines revues. Cette production effrénée augmente les coûts, s’accompagne d’un besoin implicite de publier plus rapidement les articles acceptés et de fait, cela entraîne également un besoin accru de contrôler la qualité et une forte pression sur le système déjà perturbé de l’évaluation des articles de revues par des pairs ou des comités scientifiques.

Publier rapidement ces articles en libre accès sans compromettre la qualité est extrêmement difficile. Ainsi, bien que l’OA n’ait cessé de gagner du terrain ces dernières années, et que la pandémie de COVID-19 ait renforcé le désir d’améliorer la communication des résultats de la Recherche, la même question fondamentale reste sans réponse, à savoir d’où proviendra l’argent nécessaire pour soutenir la publication des articles en OA.

Pour en savoir plus, télécharger le rapport complet publié en anglais en cliquant ici ou sur le bouton ci-dessous.

Accéder au rapport complet en anglais

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